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Le roi n'est pas une pièce comme les autres car il ne peut pas être capturé (et, comme conséquence, il doit se protéger s'il est mis en échec). L'activité du roi en finale est l'unique raison pour laquelle les finales sont si différentes des autres phases de la partie. Il faut donc commencer par bien connaître cette pièce :

1) La distance du roi à une case de l'échiquier est la valeur maximale du nombre des colonnes ou des rangées qui séparent le roi de la case. Dans les trois diagrammes suivants, la distance du roi à la case marquée vaut 4. De plus, pour atteindre une case, le plus court chemin du roi est unique si la case est en diagonale mais il y a plusieurs chemins dans les autres cas (il y a par exemple 393 chemins de 7 coups pour un roi allant de e1 à e8) :

diag.1 diag.2 diag.3
   
Trois chemins (de longueur 4) parmi tant d'autres. Le seul chemin de longueur 4 possible. Exercice : trouvez tous les chemins.

2) Les deux rois vont s'affronter en s'opposant l'un en face de l'autre, à la distance d'au moins une case, soit dans le but de contourner le roi adverse, soit de l'empêcher de passer. Le concept géométrique important ici est l'opposition. Par définition, deux rois sont en oppposition quand le rectangle qu'ils définissent a ses 4 coins de même couleur. Quand les rois se font face, soit horizontalement, soit verticalement, on dit qu'ils sont en opposition directe (et le rectangle est applati, pour ne former qu'une ligne). Quand il n'y a qu'une case entre les deux rois, on dit opposition rapprochée, et opposition éloignée dans les autres cas. Dans les trois diagrammes suivants, les rois sont en opposition : directe (ou "frontale") et rapprochée pour le diagramme 1, diagonale et rapprochée pour le diagramme 2, et éloignée dans le diagramme 3.

diag.1 diag.2 diag.3
   
Opposition frontale rapprochée Opposition diagonale rapprochée Opposition éloignée

On constate que si deux rois sont en opposition, ils ne le sont plus au prochain coup ; le joueur ayant le trait perd l'opposition, et son adversaire (celui qui n'a pas le trait) pourra peut-être la regagner au coup suivant à condition qu'il lui soit possible d'occuper la bonne case.

L'opposition, en défence, permet au roi qui peut la conserver d'empêcher le roi adversaire d'atteindre certaines cases de l'échiquier (celle qui se trouvent en gros derrière lui). L'opposition, en attaque, permet au roi de contourner le roi adverse. Ce contournement se fera en abandonnant l'opposition au moment opportun.

Détails, exemples et animation des diagrammes ci-dessus prochainement ...